ACTUALITE – JEUNESSE

BRÈVES  MATINALES  – JEUNESSE

Mardi 21 novembre 2017

Ce document est un condensé de la presse nationale et internationale en rapport avec la Jeunesse congolaise, il ne reflète en aucun cas le point de vue du Centre Carter ni des Maisons des Jeunes. La sélection d’articles présentée n’a pas vocation à être exhaustive.

  • RDC – Election : Le rapport de la Cenco sur l’avancement du processus d’enrôlement

    La Cenco a présenté un rapport lundi 20 novembre sur l’avancement du processus d’enrôlement en RDC. A ce jour, Plus de 44 millions d’électeurs sont enregistrés. Reste à finaliser l’opération dans le Kasaï, le Kasaï-Central, et deux territoires voisins. Le calendrier électoral prévoit la fin de l’opération pour le 31 janvier 2018. Mais dès lundi, les évêques congolais ont partagé le travail de leurs quelque 300 observateurs sur le terrain. Une opération d’autant plus importante que la nouvelle loi électorale qui doit être adoptée sous peu prévoit que désormais le partage des sièges aux législatives se fasse sur la base de ce fichier et non plus en fonction du nombre d’habitants.

    Le tableau dressé par la Cenco n’est pas alarmant. Globalement, les agents de la Céni chargés de l’enrôlement ont été bien formés, le matériel correctement déployé et  les observateurs bien accueillis – à l’exception notable du Kwilu où le représentant de la Céni a refusé de les accréditer. La Cenco a toutefois relevé certaines faiblesses qui l’inquiètent. D’abord le délai : l’insécurité au Kasaï ne saurait expliquer le retard pris dans les autres provinces, soulignent les évêques. Ils déplorent aussi l’absence de chronogramme précis, ce qui a compliqué la tâche des observateurs, et regrettent que la Céni ait mis en place un appel d’offres chronophage pour l’acquisition du matériel. C’est la loi, a répondu le président de la commission électorale.

    Sur le fichier à proprement parler, les observateurs de la Cenco s’inquiètent de la présence de doublons sans pouvoir dire dans quelles proportions et relèvent des cas d’électeurs autorisés à s’inscrire sans document d’identité valable, parfois même des mineurs. Une appréciation « prématurée », a réagi le président de la Céni. Il assure que tout est prévu pour nettoyer le fichier dans un second temps. Trop insister sur les faiblesses du fichier électoral est « contre-productif », prévient-il, « car du consensus autour ce fichier dépend la crédibilité de l’élection et aussi le respect du calendrier ». Le président de la Céni a tout de même soulevé « un point critique » en ce qui concerne le respect des délais. Il estime avoir encore besoin de 66 millions de dollars pour finaliser le fichier électoral. Et dit avoir besoin de cet argent avant la fin du mois de novembre pour rester dans les clous du calendrier.

    Les discussions, les débats, autour de pourquoi décembre, pourquoi le 23, c’est un débat qui est passé derrière nous… Réaction de la Céni: Corneille Nangaa

    http://www.rfi.fr/afrique/20171121-rdc-rapport-cenco-avancement-processus-enrolement

  • Dossier esclavage : L’UPJ condamne la vente aux enchères des migrants en Libye

L’Union panafricaine de la jeunesse (UPJ) condamne la vente aux enchères des migrants en Libye, selon un communiqué de cette organisation internationale de samedi dernier parvenu lundi 20 novembre à Radio Okapi. «Nous sommes indignés et infligés par ces atrocités inhumaines. L’Afrique ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye», a fustigé Francine Muyumba, présidente de l’UPJ. Il y a quelques jours, la chaîne américaine CNN a diffusé un reportage montrant que des migrants étaient vendus comme esclaves près de Tripoli. Leurs prix variaient entre 400 et 700 Euros. «Chose inacceptable et condamnable», tonne la présidente de l’UPJ, qui rappelle la nécessité de la création d’emplois dans les pays africains. «Ces actes nous rappellent de plus en plus la nécessité de la création d’emplois des jeunes (…) écouter les jeunes, considérer les jeunes, impliquer les jeunes, former les jeunes car le manque de cette politique est la raison qui pousse les jeunes africains à abandonner leurs Etats», explique l’UPJ. La présidente de cette organisation panafricaine demande ainsi à chaque dirigeant africain de prendre la responsabilité «d’assurer le retour au pays de ces compatriotes ressortissants (…)».

https://www.radiookapi.net/2017/11/20/actualite/politique/lupj-condamne-la-vente-aux-encheres-des-migrants-en-libye

  • Lubumbashi : Rafle de jeunes opposants dans la commune de la Kenya?

Chasse à l’homme lundi 20 novembre dans la commune de la Kenya, à Lubumbashi. Des unités de la police ont arrêté plusieurs jeunes soupçonnés d’appartenir à l’opposition, selon le Rassemblement des forces acquises au changement. Faux, a rétorqué le chef de la police du Haut-Katanga qui a parlé des inciviques trouvés avec des stupéfiants. Des témoins sur place affirment que l’opération a été déclenchée après une parade des unités de la police tout près de la basilique Sainte Marie. Selon les mêmes sources, les agents de l’ordre déployés dans la commune ont procédé aux interpellations des jeunes, filles et garçons, qu’ils rencontraient sur la voie publique.  Jusqu’au soir, ont encore expliqué des habitants de Lubumbashi, des véhicules de la police étaient visibles dans la commune.

« Il y a seulement quelque sept jeunes, des fumeurs de chanvre, qui ont été arrêtés », a réagi le commissaire provincial de la police pour le Haut-Katanga. En effet, joint au téléphone, le général Paulin Kyungu a affirmé détenir des preuves de cette accusation. Et, selon cet officier supérieur, il n’y a aucune raison politique derrière les arrestations opérées lundi dans la commune de la Kenya, le fief des partisans de Gabriel Kyungu, ancien allié du président Kabila aujourd’hui coordonnateur du Rassemblement de l’opposition pour le Grand-Katanga. « Fumeurs de chanvre, terroristes », sont des termes utilisés par les autorités pour désigner les militants de l’opposition, a déclaré Gabriel Kyungu.

La Monusco a promis d’enquêter sur la situation. Avant la commune de la Kenya, des unités de la police étaient d’abord déployées dans le quartier Matshipisha, réputé fief de l’UDPS. http://www.rfi.fr/afrique/20171121-rdc-rafle-jeunes-opposants-commune-kenya

  • L’ONU femme et la CENI encouragent la participation massive des femmes au processus électoral

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) et l’ONU femmes invitent les femmes à plus de participation au processus électoral en République démocratique du Congo. Les deux institutions ont lancé cet appel lundi 20 novembre, à l’ouverture d’un atelier de deux jours. Ces assises ont pour thème : «Actualisation du plan de mise en œuvre de la stratégie Genre et Elections de la CENI». Elles visent la promotion de la participation des femmes au processus électoral en cours en RDC. Plusieurs membres de différentes structures féminines prennent part à cet atelier. La chargée de programme Participation politique et Leadership féminin à l’ONU Femme, Cathérine Odimba, appelle toutes les femmes de la RDC à se mobiliser pour participer au processus électoral suivant le calendrier publié par la CENI. https://www.radiookapi.net/2017/11/20/actualite/en-bref/lonu-femme-et-la-ceni-encouragent-la-participation-massive-des-femmes

  • Journée internationale de l’enfant : pour chaque enfant, des rêves!

Divine Lokango, 17 ans joue ce lundi 20 novembre au gouvernement provincial du Nord-Kivu, le rôle de la ministre provinciale de la justice, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant. Le thème retenu cette année est : « pour chaque enfant, des rêves ».

Divine Lokango s’exprime sur ses rêves : «Je rêve d’être une femme d’honneur, une femme forte. En RDC, on a toujours  pris la femme comme une machine sexuelle, comme quelqu’un qui n’est là que pour les enfants, pour la cuisine. Moi je ne partage pas cet avis, parce que nous avons le potentiel et nous pouvons le développer ».

Elle promet de travailler pour la stabilité économique et politique de la RDC, dans l’avenir.

«Je veux aussi œuvrer pour le développement de mon pays. Je rêve d’un pays, la RDC, avec une paix en permanence, une économie stable, d’un pays où les voix des femmes seront entendues, où le parlement ne sera pas composé  majoritairement que d’homme, je rêve d’une RDC féminisée», indique Devine Lokango.

Et pour atteindre cet objectif, elle a une recette :

«Pour que mes rêves puissent aboutir, la chose la plus capitale que je peux  faire c’est m’instruire. Je prends mes études au sérieux, parce qu’on ne peut aller nulle part si on n’est pas instruite. Je crois que ça va me booster jusqu’à atteindre mes rêves». Cependant, la présidente du parlement d’enfants du Nord-Kivu, Vanessa Kilanji estime qu’il y a des enfants qui n’ont pour rêve que de survivre. C’est le cas des enfants de la rue, les orphelins de guerre qui n’ont souvent personne sur qui compter dans un environnement hostile, affirme-t-elle. Vous pouvez suivre dans cet élément sonore, les rêves de quelques enfants défavorisés. Radio Okapi a recueilli leurs avis et ambitions. https://www.radiookapi.net/2017/11/20/actualite/societe/journee-internationale-de-lenfant-pour-chaque-enfant-des-reves

 

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